Gros plan sur les partenaires du Gala - La vision distincte de l’autopartage de Communauto

Dans le cadre du Gala du CRE-Montréal, nous sommes heureux de partager des actualités des partenaires de cet événement.


Alors que plusieurs services d’autopartage ont récemment cessé leurs activités ailleurs dans le monde, notamment à Londres ou dans certaines grandes villes européennes, Communauto et d’autres organisations semblables dans le monde continuent de se développer et de renforcer leur présence depuis plusieurs décennies.

À l’image de Communauto, d’autres organisations comme Cambio en Allemagne et en Belgique, Citiz en France, Mobility en Suisse ou, plus près de nous, Modo à Vancouver et Colorado CarShare, continuent de faire de l’autopartage un service accessible et bien implanté dans leur milieu.

Qu’est-ce qui explique la capacité de ces acteurs à s’établir durablement, alors que d’autres, parfois dotés de ressources beaucoup plus importantes, se retirent après quelques années ? Cette longévité n’est pas le fruit du hasard : elle repose sur une vision claire et cohérente de l’autopartage, pensée pour s’inscrire durablement dans son contexte urbain, social et institutionnel.

Une mission sociale, environnementale et urbanistique
Contrairement à de nombreuses initiatives ayant abordé l’autopartage principalement comme un produit technologique ou un levier de rentabilité, Communauto et plusieurs de ses homologues se sont développés, dès leurs débuts, comme des entreprises ou des organisations à vocation sociale, environnementale et urbanistique. Leur mission première n’est pas de maximiser les profits, mais bien de réduire l’impact de la voiture sur les villes, tout en améliorant l’accès à une mobilité plus sobre, plus équitable et mieux intégrée au milieu de vie.

Cette intention de départ est déterminante. Plusieurs services aujourd’hui disparus misaient sur une utilisation intensive, des flottes coûteuses et une croissance rapide, souvent déconnectées des réalités urbaines et des comportements de mobilité à long terme. À l’inverse, les modèles qui perdurent cherchent à compléter le transport collectif, la marche et le vélo, plutôt qu’à les concurrencer. L’autopartage devient alors un outil pour permettre à des ménages de se passer d’une voiture personnelle ou d’en réduire l’usage, contribuant à la diminution de la congestion, des émissions de GES et de la place occupée par les voitures dans l'espace public.

Innover pour s’adapter aux besoins réels
Cette approche se traduit aussi par une grande diversité de services, pensés pour répondre aux besoins réels des citoyens : autopartage en boucle, véhicules en trace directe FLEX, et plus récemment, les FLEX aller-retour et station-zone. Pour Communauto et d’autres, l’innovation n’est pas une fin en soi, mais un moyen d’améliorer l’accessibilité, la fiabilité et la pertinence du service. Cette vision et cette capacité d’innovation n’ont toutefois de portée que si elles s’inscrivent dans un environnement public et réglementaire favorable en synergie avec les objectifs des politiques de mobilités. 

Le rôle clé des politiques publiques montréalaises
À Montréal, comme dans plusieurs villes européennes, le soutien des municipalités, par l’accès à l’espace public, des politiques de mobilité cohérentes et une reconnaissance du rôle structurant de l’autopartage, a été un facteur déterminant de succès.

Si ces services perdurent, c’est parce qu’ils ne cherchent pas à réinventer la voiture, mais à en transformer l’usage. En plaçant l’intérêt collectif au cœur de leur modèle, ils démontrent que l’autopartage peut être un véritable levier de transition écologique et urbaine, bien au-delà d’une simple expérimentation commerciale.

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